Mois de l’Histoire des Noirs

28 janvier 2015

Février, mois des anniversaires des grands abolitionnistes qu’ont été Frederick Douglass et Abraham Lincoln, a été en 1976 proclamé Mois de l’Histoire des Noirs.

Au Canada, il a été entièrement reconnu comme tel par le Parlement en 2008 afin de se souvenir, de célébrer et de continuer d’enrichir nos connaissances et nos réflexions sur la contribution des communautés noires dans notre pays.

Cette année, le Mois de l’Histoire des Noirs rend un hommage particulier à Malcolm X et s’articule autour d’un thème : « Défends tes idées ». Seront ainsi mis en avant des hommes et des femmes qui défendent, servent de modèles, et enrichissent le patrimoine des communautés noires au Canada.

Au RECF, ce mois de février est l’occasion de souligner la contribution d’auteur(e)s d’origine africaine à la littérature franco-canadienne et de promouvoir les livres évoquant l’Histoire des Noirs, ou plutôt « les Noirs dans l’Histoire » (Dr Carter G. Woodson, fondateur en 1926 de la Negro History Week). En voici un aperçu :

 

 

http://la-liberte.mb.ca/wp-content/uploads/2010/09/IMG_1351.jpg

Originaire d’Haïti, Bathélemy Bolivar s’installe définitivement au Manitoba en 2002 où il poursuit sa carrière d’enseignant. Il lance en 2011, avec la collaboration d’amis haïtiens et étrangers, l’École haïtienne sans frontières dont l’objectif est d’offrir gratuitement une éducation de qualité aux élèves haïtiens. Poète, Bathélemy Bolivar est l’auteur de quatre livres de poésie dont l’ouvrage Tempo publié en 2013 aux Éditions du Blé et Mots de terre / Voices of the earth, recueil bilingue dont les profits sont versés aux sinistrés du séisme qui a ravagé Haïti en 2010.

 

https://media.licdn.com/media/p/4/005/090/02a/319758a.jpg

Jean-Baptiste Mubalutila Mbizi  est né en République démocratique du Congo. Il est docteur en Géographie et Écologie tropicales et maître-assistant du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Vivant actuellement à Toronto, il enseigne le français et continue d’écrire des thèmes relatifs à l’Afrique d’aujourd’hui. Il est l’auteur d’une trilogie autobiographique publiée aux Éditions du Gref, dont le dernier tome s’intitule Tila à Toronto. (Tome 1 : Tila ou La persévérance d’un intellectuel africain, Tome 2 : Les tribulations de Tila)

 

Melchior Mbonimpa est Canadien d’origine burundaise. Il est professeur titulaire au département des sciences religieuses et directeur du Centre d’éthique de l’Université de Sudbury. Il a publié trois romans, tous primés : Le totem des Baranda (prix Jacqueline-Déry-Mochon), Le dernier roi faiseur de pluie (prix de littérature éclairée du Nord) et Les morts ne sont pas morts (prix Christine-Dimitriu-van-Saanen). Son dernier roman aux Éditions Prise de parole, Diangombé, l’Immortel, démontre de l’influence des mythes sur son écriture.

Didier Leclair est né à Montréal. Il a passé son enfance et son adolescence en Afrique. Depuis la fin des années quatre-vingt, l’écrivain demeure à Toronto. Il a remporté le prix Trillium en 2001 pour son roman Toronto, je t’aime. Son deuxième roman, Ce pays qui est le mien, a été finaliste aux prix littéraires du Gouverneur général. Un ancien d’Afrique, son sixième roman publié aux Éditions du Vermillon, raconte l’histoire d’un diplomate durement marqué par le génocide des Tutsis au Rwanda.

 

Blaise Ndala naît en République démocratique du Congo (ex-Zaïre), pays qu’il quitte en 2003 après y avoir décroché un baccalauréat en droit. Après avoir séjourné en Belgique, il décide de s’installer au Canada, à Ottawa, où il intègre la fonction publique fédérale. J’irai danser sur la tombe de Senghor, publié aux Éditions L’Interligne, est son premier roman. L’action se déroule au Zaïre de Mobutu et traite – à sa manière – de la situation dictatoriale qui a suivi l’occupation belge. Domination, colonisation, solidarité raciale, négritude… Autant de concepts qui animent des débats encore brûlants aujourd’hui.

Marie-Léontine Tsibinda est née à Girard, dans le Kouilou. C’est la première femme à obtenir un statut national en son pays, celui de première poétesse du Congo-Brazzaville. En 1999, elle est contrainte de quitter le Congo pour échapper aux violences de la guerre et s’installe au Canada. Fortement impliquée dans le domaine du théâtre en tant que comédienne et dramaturge, Marie-Léontine Tsibinda a publié une pièce aux Éditions L’Interligne en 2013 : La porcelaine de Chine, l’histoire d’une femme africaine tourmentée par son mari et la situation désastreuse de son pays.

 

 

Nous pouvons aussi citer deux romans historiques de Carlos Taveira qui révèlent des pans de l’Histoire canadienne en s’intéressant aux destinées de deux personnages noirs, un homme et une femme, au Canada du XVIIè siècle.

Dans La traversée des mondes (Éditions L’Interligne),  faites la découverte du continent à travers le regard de Mateus da Costa, considéré comme le premier Noir à fouler la terre américaine.

Dans Mots et Marées tome 2 (à paraître au mois d’avril), Carlos Taveira fait le récit des maux de Marie-Josèphe-Angélique, esclave noire d’origine portugaise injustement condamnée pour crime à Montréal.

 

 

Bonnes lectures et découvertes!

Obtenez plus de renseignements et suivez la programmation du Mois de l’Histoire des Noirs sur http://moishistoiredesnoirs.com.