Finalistes et lauréats du Prix du Gouverneur général

Fondés en 1936 par le gouverneur général de l’époque Lord Tweedsmuir, et la Canadian Authors Association, les Prix littéraires du Gouverneur général célèbrent les meilleurs ouvrages de langue française et de langue anglaise dans chacune des sept catégories suivantes : romans et nouvelles, essais, poésie, théâtre, littérature jeunesse – texte, littérature jeunesse – livres illustrés et traduction (anglais et français). Les livres du Gouverneur général soulignent ainsi le paysage littéraire diversifié et unique du Canada.

2017

Poésie – Finaliste

L'isle Haute

L’isle Haute en marge de Grand-Pré de Serge Patrice Thibodeau, Éditions Perce-Neige

Fasciné par l’histoire, les cartes géographiques et les photographies aériennes du paysage culturel acadien, Serge Patrice Thibodeau se permet un livre audacieux où la prose poétique entretient un dialogue impromptu avec le récit et le document d’archives, l’anecdote et le mythe, l’archéologie et le merveilleux.

 

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2016

Littérature jeunesse, catégorie livres illustrés – Finaliste

Le mystère des billes d'or

Le mystère des billes d’or de Jules Asselin et Ninon Pelletier, Les Éditions L’Interligne

Savez-vous comment naissent les enfants robots ? Est-ce qu’on les fabrique ou, tout comme les humains, ils grandissent dans le ventre de leur maman ?

Sur une planète lointaine, vit une colonie de robots qui fabriquent leurs bébés robots avec des billes en or. Un couple de robots décide de fonder une famille à son image. Pour cela, le robot mâle doit transférer des billes d’or de sa boîte dans celle du robot femelle. Hélas ! Lorsqu’il ouvre sa boîte, il s’aperçoit qu’elle est vide… point de billes d’or! Dès lors, comment sa partenaire et lui pourront-ils fabriquer des bébés robots ?

Racontée avec subtilité et adresse, cette petite histoire didactique sur l’infertilité s’adresse aux enfants de quatre à six ans.

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2015

Poésie – Finaliste

Les trésors tamisés

Les trésors tamisés de François Baril Pelletier, Les Éditions L’Interligne

François Baril Pelletier considère la poésie comme un phénomène spirituel, dans lequel l’auteur devient un canal de l’énergie intérieure. Dès lors, il s’y livre tout entier, comme dans une transe.

L’écriture est alors assimilable à une constante réflexion qui rêve, devient un flot toujours ivre et sondeur. L’on sent une profonde recherche des façons de changer, d’évoluer, de trouver quelque chose de plus vrai, de plus beau. À sa manière, il incarne le désir rimbaldien de « changer la vie ».

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2014

Poésie – Finaliste

Prudent

Prudent de Georgette LeBlanc, Éditions Perce-Neige

Mais Prudent avait le don.
C’était un don.
Avant d’apprendre à lire,
Prudent avait appris à écouter.
Et c’était un don que plusieurs saviont point pratiquer.
Pour écouter, il fallait se taiser.
Fallait suspendre ses racines, fondations et foyers
pour faire de la place pour l’autre,
pour mieux voir ça que l’autre voulait nous montrer.

Alliant poésie et trame narrative, Georgette LeBlanc ose aborder une page inoubliable du Grand Dérangement: la mutinerie des 232 déportés acadiens embarqués de force sur le Pembroke à destination de la Virginie. Après les miniatures de Alma et le souffle épique de Amédé, Georgette LeBlanc signe là une oeuvre digne d’une tragédie grecque et par laquelle reprend vie le personnage historique de Prudent Robichaud.


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2010

Littérature jeunesse, catégorie texte – Finaliste

lechenil

Le chenil de Patrice Robitaille, Les Éditions L’Interligne

Été 1942, dans le village ontarien d’Espanola, le jeune Simon Dubreuil, simple d’esprit au grand cœur, perd sa famille dans un accident de voiture. L’orphelin est alors confié à son oncle et sa tante, deux fermiers violents et alcooliques qui mènent la vie dure à Simon.

Forcé d’accomplir les travaux les plus pénibles, il trouve un peu de réconfort auprès des chiens de la ferme qui sont, comme lui, prisonniers de ce couple infernal. Avec sa cousine Julia, éprise de liberté, il s’aventure parfois le long des barbelés du Camp 21 qui abrite des prisonniers allemands capturés en ce temps de guerre. Parmi eux, un officier-médecin se montre particulièrement aimable avec les deux enfants. Une amitié muette s’installe entre eux, comme un lien d’humanité dans le quotidien tragique et sans issue de Simon et Julia et une source d’espoir pour sortir de leur détresse.


2009

Études et essais

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Gagnant

Pointe Maligne : L’infiniment oubliée de Nicole V. Champeau, Les Éditions du Vermillon

Pointe Maligne. L’infiniment oubliée met en situation le fleuve Saint-Laurent dans sa partie ontarienne, à partir du lac Saint-François en remontant vers Cornwall (Pointe Maligne) jusqu’aux Mille-Îles. L’auteure nous invite à la suivre dans son périple d’où se dégage à travers les écrits, les cartes, les siècles et les personnes qui ont sillonné les lieux, une poésie de l’histoire. Elle ravive le souvenir de sites engloutis depuis la construction de la Voie Maritime du Saint-Laurent et l’aménagement des rapides du Long Sault. Isle aux deux Testes, Anse à la Mort, Isle au Diable, Pointe aux Herbes, Anse au Gobelest, Pointe au Citron, Anse au Corbeau, Isle à la Cuisse, Pointe aux Joncs, Isle aux Mille Roches, Isle aux Galots, Isle Magdeleine, Isle au Batteau, Isle aux Perches, Pointe aux lièvres, Cabane aux noix, le Moulinet… autant de patronymes défilent sous la plume de Nicole V. Champeau pour qu’on en saisisse la beauté, parfois sombre.


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Le complexe d'Hermès
Finalistes

Le complexe d’Hermès : regards philosophiques sur la traduction de Charles Le Blanc, Les Presses de l’Université d’Ottawa

Sans théorie générale, la traduction est limitée à réfléchir sur son activité de communication et à n’être jamais qu’une fraction d’une discipline nommée herméneutique. Cette limitation de la traduction à son rôle de communication, rôle qui marque un certain enfermement dans le langage, forme ce que l’on nomme le « complexe d’Hermès ». Cet ouvrage entend montrer qu’il est possible de sortir de cet enfermement du langage en considérant comment l’usage de la langue participe au sens du message, comment l’organisation rhétorique participe au sens fondamental du langage. Cela étant, on déplace la traduction de la linguistique à l’esthétique, permettant un discours théorique sur la traduction en tant que discipline esthétique. Sur ce chemin, on trouve alors Apollon, le dieu de la théorie et le dieu des arts, qui a raison d’Hermès, dieu du langage et dieu des menteurs.


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2008

Poésie

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Gagnant

La lenteur du monde de Michel Pleau, Les Éditions David

l’aube n’est rien d’autre que l’enfance
qu’un très vieux chat protège
comme la lumière sous la porte
jamais le ciel n’est plus lent alors
que dans l’eau d’une fontaine
où se prend tout le bleu du monde

La lenteur du monde est un livre de l’aube. Une autre journée se lève sur le monde et voici que le regard, toujours au début de chaque chose, se fait attentif à tout ce qui commence. Ce recueil est une plongée dans l’enfance, les souvenirs et les amours. Autant de préludes à l’essentielle rencontre de soi où le poète avance tranquille vers le but ultime, «Devenir», titre du dernier poème. Michel Pleau poursuit ici sa quête de lumière. Un peu en retrait, il se met à l’écoute et cherche à dire la beauté du monde. L’enjeu, qui sous-tend le titre, est brillamment relevé et la poésie en sort grandie. «Écrire est un voyage vers l’autre. Si ma poésie peut rejoindre quelques lecteurs, femmes et hommes sensibles à une quête de lumière, tout cela n’aura pas été inutile.» Michel Pleau


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duvertigeetdelespoircarnetsafricains
Finalistes

Du vertige et de l’espoir : carnet africains de Michel A. Thérien, Les Éditions David

pour tout
ce qu’il a d’imprévisible
et de splendeur
nous marchons sur le continent
avec la peur de l’ignorance blanche
et l’émerveillement du soleil

Les carnets africains de Michel A. Thérien se déploient comme des mots taillés dans la pierre. L’auteur les sculpte dans l’espace inconnu de son propre vertige qui s’arrime à notre regard tout au long de ce recueil. Mais ce qui sourd de cette poétique, à chaque tournant de page, est l’inexorable beauté, le sang de l’espoir, comme un soleil couchant dans l’émergence du continent. Une poésie moderne, militante, qui évoque les nombreux vertiges et les espoirs de tout un continent. L’Afrique est au cœur de ce recueil.


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2008

Traduction de l’anglais vers le français – Finaliste

rocrail

Roc & rail : Trains Fantômes suivi de Slague : histoire d’un mineur de Jean Marc Dalpé, Prise de parole

Trains fantômes
Au chevet de son père mourant, Danny a conté ce qu’autrefois son père lui contait : ses aventures au travail sur les voies ferrées nord-ontariennes. À l’heure ultime, elles auront rapproché ce père rude et son « fils raté ». Maintenant c’est à nous que Danny la raconte, cette vie d’homme ordinaire aux dimensions pourtant mythiques. Un curieux transfert s’opère et nous devenons, comme ce père, portés par les rails du souvenir, tenus en vie par la parole.

Slague. L’histoire d’un mineur
La slague, c’est le résidu des affineries et Pierre de Lorimier lui ressemble, depuis l’accident qui l’a estropié. Sept jours dans le noir, il est resté coincé dans l’éboulement où son fils est mort. Mais est-il victime d’un accident ou de forces qui confondent jusqu’à sa soif de justice, son rêve de vengeance ? Manipulation, trahison, remords… l’intrigue minière est noire, mais la parole minerai mène de la haine jusqu’à l’amour.

Mansel Robinson écrit ici une pièce dure qui témoigne d’une réalité où la vie ne rime pas avec aisance. Il donne une voix à un gars des chemins de fer s’adressant à l’auditoire en parlant comme il le fait dans son quotidien, sans détour, sans pacotille, avec une franchise qui s’avère efficace et poétique que Jean Marc Dalpé, par sa traduction, rend plus que bien.

JEAN-SÉBASTIEN MÉNARD, Terra Nova Magazine, juin 2009


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2007

Poésie

seulonest
Gagnant

Seul on est de Serge Patrice Thibodeau, Les Éditions Perce-Neige

Cette poésie est un mélange audacieux de motifs tels que l’anecdote et le tableau de genre, le paysage et l’escamot (pop-up), où l’usage de la forme fixe délimite la façon d’être d’un poète qui signe là son douzième recueil.

La ville ne chante pas, l’avion au sol risque d’être balayé par les vents, et tristes en novembre, les prusses recueillent les reflets tombés des nuages, et les têtes noires des mésanges ont dérivé, ont déserté la mangeoire ; leur chant n’est plus que pas perdus ; le sentier, bras croisés dans la boue de la rivière — sauvetage d’un dauphin, à midi, au centre-ville — l’eau reprend son souffle, courbée comme un arc.


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Intifada du coeur
Finaliste

Intifada du cœur de Rino Morin Rossignol, Les Éditions Perce-Neige

Quand tout est dit, et que le bal est masqué, et que la plainte s’endort, et que le coq est muet, et que l’honneur est sauf, ne reste plus qu’à regarder droit devant, à fixer l’horizon ondulant des chimères, en silence, être soi, être là, étranger de sa vie, arpentant son ombre, labourant son verbe, méditant sur les pixels du coeur.

 


2006

Théâtre – Finaliste

aout

Août : un repas à la campagne de Jean Marc Dalpé, Éditions Prise de parole

Une fin d’après-midi d’été, un repas se prépare à la vieille maison de ferme qui, de l’arrière-petite-fille à l’arrière- grand-mère, abrite les quatre générations d’une même famille. On attend «ceux de la ville»: Monique et André, fin cinquantaine, qui viennent de se fiancer. En ce troisième jour de canicule, les conversations s’enlisent. Rien ne va plus entre Gabriel et Louise, les «supports de la tribu». Quelque chose se prépare sournoisement, chacun en perçoit l’issue. Le silence et le déni n’en seront que plus éloquents.

Présentée pendant huit semaines à guichet fermé au Théâtre la Licorne (printemps 2006), la pièce accumule les éloges. Raisons invoquées? La mise en scène habile de Fernand Rainville, la distribution brillante, flamboyante… Et au cœur de ce succès, l’écriture de Dalpé.

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2006

Littérature jeunesse, catégorie texte – Finaliste

Poupeska_

Poupeska de Françoise Lepage, Les Éditions L’Interligne

Âgée de onze ans, Lénora vit des moments difficiles depuis qu’elle a déménagé dans un nouveau quartier et qu’elle a changé d’école. Son journal intime révèle ses problèmes quotidiens, dévoilant des situations et des émotions propres aux jeunes de son âge. Tout un faisceau de circonstances concourent à faire chuter l’estime que Lénora a d’elle-même : les manœuvres d’intimidation et de taxage que lui font subir deux garçons de sa classe, l’horaire de travail de sa mère qui la prive de sa présence et de ses conseils, l’attitude du père qui croit qu’ignorer les problèmes suffit à les faire disparaître, et la perte de sa meilleure amie. Entre alors en scène le personnage éponyme du roman : Poupeska, cette « vieille Carabosse », sévère et négative, qui n’est autre que la voix intérieure de Lénora… Une voix harcelante qui l’accable de paroles méchantes et fait en sorte qu’elle doute d’elle-même chaque fois que des situations difficiles se pointent à l’horizon…

Pour son douzième anniversaire, Lénora passe un mois et demi avec ses grands-parents en Alberta, plus précisément à Drumheller. Elle mène une vie de plein air et de plaisir jusqu’à ce fameux jour d’anniversaire où elle reçoit un cadeau qu’elle commencera par détester : une matriochka, communément appelée « poupée russe » — symbole de ce que nous renfermons au plus profond de nous-même —, qui lui permettra de faire enfin face à ses propres craintes et qui changera son existence…

Destiné aux lecteurs de neuf à douze ans, Poupeska est un récit fictif très proche du quotidien de certains jeunes. Tout en reflétant cette réalité, le roman rappelle qu’il ne faut pas céder devant la peur, ne jamais perdre espoir en l’avenir et ne pas douter de soi.


2004

Romans et nouvelles

paralleles
Finalistes

Parallèles de Marguerite Andersen, Éditions Prise de parole

Le roman relate la vie de deux écrivaines : celle de l’auteure et de son amie Lucienne Lacasse-Lovsted: «Deux personnages plus ou moins fictifs, leurs vies revues et corrigées, complétées. Deux femmes semblables bien que dissemblables, se faisant face, l’une le miroir de l’autre, sans compétition, sans rien perdre de leurs personnalités individuelles. Leurs existences se révéleront, couches superposées, stratifications concordantes, discordantes, inégales, mais strates parallèles en fin de compte.»

De son aveu, l’auteure cherche à «faire reculer l’oubli» de celle que le cancer a emporté en 1999. Raison première du roman. À son insu, le lecteur devient à la fois témoin privilégié des moindres détails de la vie de ces deux femmes et complice de leurs passions, de leurs rêves, de leurs défis.

Parallèles est le puissant témoignage d’une profonde amitié que l’auteure nous dévoile avec tendresse, franchise et amour.


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cepaysquiestlemien
Finalistes

Ce pays qui est le mien de Didier Leclair, Les Éditions du Vermillon

Ce pays qui est le mien est une histoire haletante où les personnages se croisent dans une course folle, souvent la nuit. Un chauffeur de taxi affublé du nom d’Apollinaire, médecin dans son pays d’origine, court soigner des malades et néglige sa famille. Parmi ses fréquentations, un ancien tortionnaire passionné de scrabble, un sidéen qui s’éclaire à la lampe-tempête et toute une faune de personnages essayant de comprendre ce que la vie signifie pour eux dans ce pays qui est le leur. De ce récit, suintent la déception d’immigrants incapables de pratiquer leur métier dans leur nouvelle patrie et les remords de certains d’entre eux hantés par leur lâcheté avant le pays enneigé. Pourtant, cette traversée en taxi dans l’univers de l’immigrant torontois est parsemée d’humour quelque peu grivois, de musique entraînante, d’anecdotes cocasses et surtout d’un amour insatiable de la vie. Avec Ce pays qui est le mien, Didier Leclair signe une critique socio-politique cinglante et sans compromis.


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2004

Théâtre – Finaliste

sahel

Sahel de Franco Catanzariti, Éditions Prise de parole

Dans une région du Sahel, abandonnée de tous, une femme est contrainte de préparer son enfant à une mort inévitable. Scène après scène, la mère s’acharne à arracher à son enfant toute illusion d’avenir. L’enfant lui tiendra tête, s’accrochant de toute la fibre de son être à la vie, à l’espoir d’une rédemption prochaine. Pourtant, tout autant que le Sahel face au désert, ils seront avalés par une impitoyable indifférence.

Dans Sahel, «le verbe est ciselé en une compacte sculpture théâtrale où le silence joue pleinement son contrepoids. Texte minimaliste et réduit jusqu’à sa moelle, l’émotion y est comprimée comme dans un étau. Une fois libérée, l’émotion est brute et dense comme un coup de poing.» (André Perrier, Théâtre du Nouvel-Ontario)

Franco Catanzariti est né à Cucchiarale en Italie. En 1959, sa famille émigre au Canada et s’établit à Montréal. En 1973, Catanzariti se rend au Ghana. Sahel, un texte qu’il a muri pendant vingt-cinq ans, a été mis en scène par André Perrier en mars 2003 au Théâtre du Nouvel-Ontario à Sudbury.


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2002

Poésie

humainspaysagesentempsdepaixrelative
Gagnant

Humains paysages en temps de paix relative de Robert Dickson, Éditions Prise de parole

Une méditation profonde sur la sérénité du quotidien, qui nous fait voyager de Frédéricton jusqu’à Vancouver, en passant par Sudbury et la capitale nationale.

«Dans ce journal de poésie intime, l’émotion affleure à chaque mot. Tel un hologramme, le poème contient toutes les strates du quotidien: celles des interrogations, des inquiétudes des émotions. Sur une musique de jazz, l’écriture réinvente la vie.» Jury, Prix du Gouverneur général


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2001

Poésie – Finaliste

Une lettre au bout du monde

Une lettre au bout du monde de Jean-Philippe Raîche, Les Éditions Perce-Neige

Une lettre au bout du monde est le carnet de voyage d’un sédentaire. Entre l’abîme et l’invention de l’autre, se superposent et se confondent des êtres, des lieux et des époques. S’ouvrant sur le constat d’un échec, cette suite revient sans cesse sur d’impossibles promesses, invoquant la lumière et l’espace, la rupture et le geste, pour faire de la parole l’ultime asile du corps et de ses certitudes.

 

 


2000

Romans et nouvelles

unventselevequieparpille
Gagnant

Un vent se lève qui éparpille de Jean Marc Dalpé, Éditions Prise de parole

L’histoire de Marie est celle d’un drame qui lentement nous est révélé à travers la narration de trois différents personnages qui l’ont connue… et aimée. Passion, désir, trahison, abandon sont autant d’éléments qui composent ce roman aux accents lyriques et violents dont la langue et le style témoignent admirablement. Roman incendiaire, polyphonie de voix emmêlées et entêtées, ce vent qui éparpille n’épargne rien ni personne, pas plus ses personnages que son lecteur: car l’histoire de Marie appartient à l’inconscient collectif autant qu’à la passion singulière; c’est une histoire qui remue nos émotions comme notre mémoire. Un vent se lève qui éparpille est le premier roman de Jean Marc Dalpé.


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2000

Essais – Finaliste

convoyages

Convoyages de Robert Major, Les Éditions David

Le lecteur trouvera ici des études à la fois substantielles et lisibles sur certaines problématiques littéraires, sur l’identité québécoise et franco-ontarienne, sur des classiques de la littérature québécoise (Antoine Gérin-Lajoie, P.J.O Chauveau, Ringuet, Germaine Guèvremont, Félix-Antoine Savard, Hubert Aquin, Paul-Marie Lapointe, André Major, Jacques Renaud), et sur quelques écrivains moins fréquentés (Bertrand Vac, François Hertel, Hervé Biron). L’auteur, franco-ontarien de naissance et de formation, québécois d’adoption, est particulièrement sensible aux frontières, aux marges et aux passages entre univers imaginaires.

Lauréat, Prix Gabrielle-Roy 1999


1999

Poésie

conversations
Gagnant

Conversations d’Herménégilde Chiasson, Éditions d’Acadie / éditions Prise de parole

Le recueil de poésie primé d’Herménégilde Chiasson, Conversations, est réédité dans la collection Bibliothèque canadienne-française (BCF). Cette édition est bonifiée d’une préface de Pierre Nepveu, d’un choix de jugements et d’une biobibliographie de l’auteur.

Dans ce recueil, l’auteur répertorie, accumule, déploie 999 fragments de conversations, racontées tantôt par un «Lui», tantôt par un «Elle». Pas de dialogue ici, pas plus que de répliques. Rien, non plus, qui permette de retracer l’existence d’un ou de plusieurs personnages qui se répondent, pas de suite qui permette de conclure à la construction d’une histoire. Plutôt, une sorte de texte théâtral d’où s’élève la vaste rumeur de l’oralité. Document d’où émerge le plus intime et le plus sincère de toute communication et de toute collectivité.

«D’une poésie puissante, tellurique, incantatoire, Conversations s’enracine dans les ressources sonores et rythmiques d’une langue à la limite de l’ultrason. Une version acadienne de dire l’humanité.» Jury, Prix du Gouverneur général


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1999

Théâtre

ilnyaquelamour
Gagnant

Il n’y a que l’amour de Jean Marc Dalpé, Éditions Prise de parole

Initialement publié en 1999, Il n’y a que l’amour rassemble huit pièces en un acte (dont Trick or Treat et Give the lady a break), trois contes urbains, une conférence et un texte poétique pour une voix. Le jury, qui lui a attribué le prix du Gouverneur général, soulignait qu’Il n’y a que l’amour donne une parole à ceux qui n’en ont pas, et que, dans le théâtre de Dalpé,  il n’y a pas de jugements; que de la compassion.


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1997

Théâtre – Finaliste

linsomnie

L’Insomnie de Robert Marinier, Éditions Prise de parole

Gilles Boudin ne dort plus depuis des mois. Privé du refuge qu’offre les bras de Morphée, son cerveau lui en fait voir de toutes les couleurs.

En équilibre entre le fantastique et le quotidien, L’insomnie nous entraîne dans un véritable tourbillon de situations abracadabrantes, dans un chassé-croisé de personnages pour le moins bizarres. Un one-man show hilarant, qui offre un antidote apprécié à la pesanteur de cette fin de millénaire.


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1995

Poésie – Finaliste

Tant de vie s'égare

Tant de vie s’égare d’Andrée Lacelle, Éditions du Vermillon

«Tant de vie s’égare est une œuvre majeure, l’un des textes poétiques les plus achevés de la littérature franco-ontarienne actuelle. La très grande passion du poète est l’écho de notre invisibilité. Nous avons l’impression que la beauté des textes nous appartient alors un peu et qu’Andrée Lacelle partage avec nous l’aventure de la franche solitude qui est la sienne et la nôtre aussi bien.» (François Paré)

Ces poèmes disent l’isolement de l’être au monde. Mais aussi, ils témoignent de cette franche solitude propice au dévoilement, dans leur plein éclat, des instants premiers. Car avant et après l’anecdote de l’amour et l’Absence inhumaine, il y a l’ébahissement orphelin de l’enfant, sa foi foisonnante et la vie de la vie. En 1995, Andrée Lacelle reçoit le prix Trillium et le prix de Poésie de l’Alliance française d’Ottawa-Hull pour son recueil Tant de vie s’égare, également en lice pour le prix du Gouverneur général du Canada. En 1993, pour des poèmes inédits tirés de ce même recueil, elle recevait le Premier prix de poésie de la société Radio-Canada.


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Théâtre – Finaliste

luckylady

Lucky Lady de Jean Marc Dalpé, coédition de Boréal et de Prise de Parole

À sa sortie de prison, Bernie doit récupérer le magot que Zach à caché dans une boîte à soulier et le remettre aux Hell’s Angels. Il en va de la santé de Zach… et de Bernie, et même de celle de leurs amis. Mais voilà que Shirley s’est payé des sessions d’enregistrement pour son premier disque western avec une partie du magot! Dans cette comédie dramatique au rythme soutenu, cinq personnages, réunis par l’énergie du désespoir, miseront le tout pour le tout sur un billet de pari mutuel. Un pari sur la libération, et sur le bonheur. Sur la piste de course, Lucky Lady joue leurs lendemains.

 

 

 


1988

Théâtre

lechien
Gagnant

Le chien de Jean Marc Dalpé, Éditions Prise de Parole

Un soir de juillet. Un soleil fou ne veut pas se coucher dans le ciel immense du Nord. Une maison mobile au bout d’un chemin de terre. Un chien fou s’enrage. Jay revient après sept ans de «trips de fou aux États, dans l’Ouest» … ailleurs. Le fils errant retourne chez son père et l’accule au pied du mur qu’il a dressé entre eux. Pour l’amour de sa mère, de sa sœur et de soi, il faut en finir. «T’es encore vivant, toé?»


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1985

Poésie – Finaliste

Dans l’après-midi cardiaque

Dans l’après-midi cardiaque de Patrice Desbiens, Éditions Prise de Parole

Desbiens capte les instants de l’existence et fait ressortir ce qu’il y a de plus vrai dans un quotidien parfois terne, parfois tragique. L’humour atténue la «sainte colère» et provoque une réflexion sur la réalité.

 
 

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