Les lauréats du Prix Champlain

Créé en 1957 par le Conseil de la vie française en Amérique, l’objectif fondamental du Prix Champlain est de promouvoir et de mettre en valeur la vitalité et la qualité de l’activité littéraire dans l’ensemble des communautés de langue française au Canada. Une nouvelle formule a été établie depuis l’édition 2017 grâce à l’apport de nouveaux partenaires dont le Regroupement des éditeurs franco-canadiens, le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, le Centre de la francophonie des Amériques et la Maison de la littérature de Québec et ICI Radio-Canada Première. Pour plus détails, consultez la page du Prix Champlain.

Lauréat 2019 – catégorie adulte

Acadie Road de Gabriel Robichaud (Édition Perce-Neige)

Acadie RoadLe jury applaudit le talent de Gabriel Robichaud et la force symbolique d’Acadie Road qui se révèle « une œuvre contemporaine de qualité à lire absolument où que l’on vive au Canada, et particulièrement si l’on est Acadien et si l’on vit (ou a vécu) dans les provinces de l’Atlantique. Comme le dit si bien la dédicace, ce livre est Pour toi. » Troisième recueil de poésie de l’auteur néo-brunswickois, Acadie Road évoque avec respect et avec ludisme le classique Acadie Rock de Guy Arsenault, paru en 1973. Saisissant « chaque opportunité pour éduquer le lecteur sur la francophonie acadienne et canadienne », le poète « nous fait voyager à ses côtés » dans son char, dans un road trip inusité, un véritable tour de l’Acadie, dont les différents détours soulèvent ici et là des nuages de poussière empreints « d’humour et de mélancolie ». En somme, les membres du jury estiment qu’Acadie Road est « un recueil de poésie transformateur ». [suite]

C’est loin
Au début
Puis tu pars
Puis tu vas
Puis tu roules

Pis t’arrives là où
D’un coup
Ça devient
Chez nous


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Lauréats 2018 – catégorie jeunesse

Histoire de galet de Marie Cadieux, illustré par François Dimberton (Bouton d’or Acadie)

Histoire de galet

Histoire de galet est un roman dépeignant l’opération Jubilee, le raid mené en 1942 par les forces canadiennes sur les plages de Dieppe, événement tragique de la Seconde Guerre mondiale. Le jury a été impressionné par « le traitement délicat et sensible que l’auteure fait de la guerre qui se déploie sans manichéisme ni didactisme. » Les « horreurs du raid de Dieppe » éclatent et font briller de mille feux la force de caractère du personnage principal, Martin, un adolescent normal vivant à Dieppe, mais qui sera entraîné malgré lui dans le terrible conflit. Le récit se tisse autour du cheminement personnel du protagoniste qui, « à force de courage et de ruse, apprend à demeurer humain devant l’adversité et la mort. » Le jury salue l’excellence littéraire de Histoire de galet, qui en plus d’être « magnifiquement illustré par François Dimberton », « trouve sans contredit sa place auprès des grands de la littérature jeunesse. » [suite]

Martin a quinze ans et il se rend compte tout à coup qu’il a vu un homme mourir entre les mains de sa logeuse. Il jette un coup d’œil sur la dépouille que Madame Agnès a bercée, tant bien que mal, d’une chanson. Une boule se forme alors dans son ventre, comme s’il avait avalé toute cette scène… et tous les galets de la côte normande.


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Lauréat 2017 – catégorie adulte

Le Grand Feu de Georgette LeBlanc (Éditions Perce-Neige)

Le Grand Feu
Le Grand Feu de Georgette LeBlanc est une œuvre qui s’inscrit dans plus d’un genre à la fois. Elle rappelle un roman en vers libres, voire, comme l’affirme le jury, « un récit poétique ou [un] poème épique ». Le livre relate l’histoire du Grand Feu de 1820 qui a ravagé une vingtaine de maisons et autant de granges à la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse. Plus qu’une narration autour de ce drame, l’œuvre explore « le destin mythique de ce coin du monde » et nous parle « de passion, de création, de la vie qui bat dans chacun des personnages qui l’habitent. On y suit en particulier Cécile Murat, amoureuse et poète, et le feu annoncé par le titre est aussi celui qui l’anime. » Les membres du jury ont défini Le Grand Feu comme « un livre qui ne ressemble à aucun autre. » Charmé par la qualité formelle unique de l’œuvre qui se distingue par sa langue « oscillant entre l’oral et l’écrit », le jury a applaudi l’excellence littéraire du Grand Feu, qui « constitue un ajout d’importance aux littératures de langue française. » [suite]

à Kespukwitk
la fortune se trouvait
si tu savais djetter
la braise qui elle, était
jusqu’au vent, jusqu’au souffle
jusqu’à l’énergie que ça prenait
pour la faire monter, parler
pour la refaire bruler


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