Michael Nicoll Yahgulanaas

Michael Nicoll Yahgulanaas est le père d’un nouveau genre visuel appelé manga haïda, qui reprend les images classiques autochtones et les présente sous un nouveau format de roman graphique populiste. Cet engouement pour le manga par MNY provient de sa lecture de l’histoire des Haïdas qui à l’époque où ils visitaient le Japon y étaient accueillis comme des hommes à part entière, contrairement aux attitudes largement colonialistes vécues au Canada.

MNY est le descendant des artistes majeurs Charles Edenshaw et Isabella Yahgulanass. Il a été initié à la discipline de l’iconographie classique par ses cousins Jim Hart et Robert Davidson. Il a étudié sous l’artiste cantonais Cai Ben Won. Le genre manga haïda est issu de l’héritage autochtone et colonial de l’auteur. Il est influencé par sa longue carrière dans le domaine de la justice sociale et environnementale pour Haïda Gwaïi, ses îles natales, et pour la région de la ceinture du Pacifique. Pendant les années 1980 et 1990, sa carrière dans la fonction publique haïda fut marquée par une série de gains contre des intérêts miniers, d’exploitations forestières et politiques.

En 2001, MNY se met à explorer les limites qui définissent l’art « traditionnel » haïda. Il créa au début des discours
narratifs pop graphiques. Il émit des riffs graphiques basés sur l’histoire orale et les techniques de peinture traditionnelles. À partir de ceux-ci, il engendra la forme d’art manga haïda pour laquelle il est reconnu internationalement. Ses expositions ont voyagé en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. C’est son deuxième livre à être traduit en français après le Vol du Colibri. Son livre Hachidori fut un succès de librairie au Japon. En 2019, il participe à l’exposition Ding K’awXangs, au musée McCord à Montréal. En 2018, il participe à Kwahiatonhk! comme auteur BD.

Il vit dans une île de la mer des Salish, tout près des montagnes les Deux-Soeurs, avec sa femme et sa fille.