Le REFC présente: André-Carl Vachon, auteur

21 février 2018

Même si son ouvrage Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775 l’a grandement fait remarquer, notamment grâce aux honneurs qu’il a remportés dont le Prix Acadie-Québec et le Prix Percy-W. Foy, l’auteur André-Carl Vachon a encore plusieurs facettes de sa personnalité à faire découvrir. Rencontré lors du 40e Salon du livre de Montréal, il a accepté de jouer le jeu et de répondre à notre questionnaire.

1. Quelles ont été les lectures marquantes de votre jeunesse?

Je dirais l’Encyclopédie du Québec de Louis Landry, volume 1 et volume 2 – c’est sorti dans les années 1970 -, et une autre encyclopédie qui était sur le meuble et l’architecture québécoise. Ça m’a vraiment fasciné, comprendre comment vivaient nos ancêtres et tout ça. Tu vois où je suis aujourd’hui, il y a une suite! Dans les romans, j’ai beaucoup aimé Michel Tremblay; on nous a fait lire, plus jeune, La grosse femme d’à côté est enceinte ou Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges. Ce type-là venait me chercher, mais c’est qu’il y a un folklore québécois dans ça, évidemment. Sinon, il y a aussi Marie Laberge ou Anne Hébert, mais j’ai toujours été plus attiré, dès le plus jeune âge, vers la lecture historique et vers la compréhension d’où on vient pour savoir qui on est.

2. Quel est votre mot préféré de la langue française, et pourquoi?

Je dirais « sens », parce que justement, c’est très chargé, et il faut qu’il y ait du sens. Quand je lis, que ce soit n’importe quel type de littérature, il faut qu’il y ait du sens.

3. Quel mot utiliseriez-vous pour vous décrire?

Les gens pourraient dire que je suis perfectionniste, minutieux. Curieux va suivre aussi, car évidemment, tout ça va ensemble.

4. Êtes-vous du genre à juger un livre par sa couverture ou par son titre?

C’est un tout, pour moi. Si le titre est accrocheur mais que la couverture ne l’est pas, il va y avoir quelque chose dans ma tête qui va se dire que quelque chose cloche. Même quand c’est le temps de choisir mes couvertures, je veux que visuellement ce soit accrocheur, et que le titre ait quelque chose qui pose une question. Disons que Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray, j’ai fait exprès; les gens s’arrêtent et me disent: « Vous allez m’expliquer ça, il y a quelque chose qui ne marche pas ». Je veux qu’ils découvrent, c’est pour ça qu’il faut que le titre créé une problématique dans le cerveau du futur lecteur, qu’il ne comprenne pas tout de suite de quoi il s’agit. Il faut que la personne se questionne.

5. Est-ce qu’il y a un personnage fictif de la littérature que vous aimeriez rencontrer?

Je dirais Tintin. Il a un petit quelque chose de curieux et de fouineur lui aussi; il y a un petit peu de moi, finalement, là-dedans! Ça a peut-être teinté mon enfance aussi, à être curieux et à chercher.

6. Quelle a été votre dernière lecture marquante?

Je viens de terminer mépapasonlà (Alain Boisvert) des Éditions David, qui est assez particulier, parce que ce sont de petites histoires, mais finalement elles se tiennent ensemble pour former l’histoire d’une famille qui n’est pas ordinaire. Ce sont deux hommes qui adoptent un enfant, mais finalement, il arrive toutes sortes de choses, ils sont un peu ostracisés à un moment donné, c’est toute une histoire! C’est assez particulier, ça m’a marqué.

 

Alice Côté Dupuis