Le REFC présente: Lyne Gareau, auteure

12 mars 2018

Il y a plus de vingt ans, Lyne Gareau s’était lancée dans l’écriture d’albums jeunesse. En 2017, elle récidive cette fois-ci avec un ouvrage romanesque, La Librairie des Insomniaques. Avec un titre qui en intrigue plus d’un et une écriture complexe, l’oeuvre a suscité beaucoup d’intérêt. La revue Les Libraires le nomme d’ailleurs dans une liste recensant les premiers romans à surveiller. Venue de Colombie-Britannique dans le cadre du Salon du livre de l’Outaouais, l’auteure Lyne Gareau a pris plaisir à répondre à notre jeu-questionnaire!

1. Quelles ont été les lectures marquantes pour vous?

Quand je décide de continuer à lire un livre, ça signifie quelque chose. Ainsi, presque toutes les lectures deviennent marquantes d’une certaine façon. Chacun des livres que je choisis de lire m’apporte quelque chose.

Quand j’étais adolescente, L’écume des jours de Boris Vian m’avait émerveillée et Paroles de Jacques Prévert m’avait aussi beaucoup marquée. Plus tard, j’ai énormément aimé Jacques Poulin. Le vieux chagrin est un livre énigmatique qui m’avait beaucoup plu. Il m’avait été offert par une amie et je l’ai relu plusieurs fois. Plus récemment et lorsqu’on parle de l’Ouest canadien, j’ai lu Le soleil du lac qui se couche de J. R. Léveillé. Je l’ai prêté ou offert à presque tous les gens que je connais. J’aime aussi beaucoup les livres de Yoko Ogawa. Elle a publié un livre très mystérieux sur l’ouïe et c’était très beau. L’auteure présente une sorte de réalisme magique à la japonaise.

2. À quel moment avez-vous décidé de devenir auteure?

En fait, j’ai décidé de devenir auteure quand j’avais cinq ans. Quand ma mère m’a dit que j’irais à l’école, je m’en suis réjouie parce que je pouvais enfin écrire des histoires pour mes poupées. Souvent, dans la vie, on se dit : « Je vais faire ça plus tard », sans que ça arrive. Pour éviter de passer à côté de l’écriture, j’ai pris ma retraite plus tôt que la majorité des gens. Je me rendais compte que je suis quelqu’un de très passionné et tant que je continuerais à travailler, ma passion serait mon travail. Je voulais me consacrer à l’écriture à temps plein.

3. Quel est votre mot préféré de la langue française et pourquoi?

C’est une question que je posais à mes étudiants dans mes cours de français. Maintenant que c’est mon tour, je suis aussi embêtée qu’eux! Il y a des mots avec de très belles consonances comme «  libellule ». Il y a des mots qui sont beaux par ce qu’ils évoquent, comme « amitié », « passion ». Je crois que mon mot favori serait « livre », parce qu’il peut représenter tous les précédents.

 4. Est-ce qu’il y a un mot qui vous décrit bien?

 Passionnée.

 5. Est-ce qu’il y a un personnage fictif que vous aimeriez rencontrer?

Je pense au personnage masculin dans Le vieux chagrin de Jacques Poulin. La retenue de ce personnage, sa façon de voir le monde m’intéresse. C’est un personnage très attaché à la ville de Québec. J’ai quitté la ville de Québec pour m’installer dans l’Ouest, mais ce serait intéressant de discuter à ce sujet-là.

 6. Quel serait pour vous un auteur incontournable de la langue français?

Jacques Prévert. Parce que tout le monde peut trouver quelque chose dans ses œuvres. Il décrit des choses tellement belles avec des mots simples.

7. Êtes-vous du genre à juger un livre par sa couverture ou par son titre?

Hélas, je dirais la couverture. C’est ce qu’on voit en premier et c’est ce qui va m’attirer, parce que les arts visuels m’intéressent beaucoup. Mais le titre est aussi vraiment important. J’adore les titres; les inventer. Je n’ai malheureusement pas toujours le livre pour accompagner le titre!